
Cétait le 6 janvier 2001.
Six ans déjà ! Ils étaient nombreux à répondre à linvitation du Conseil National de lAlliance Evangélique Française (AEF) et à celle du Comité Directeur de la Fédération Evangélique de France (FEF).
La grande majorité des responsables des Unions dEglises et des Institutions de formation biblique de France était venue, manifestant son intérêt pour une nouvelle approche de la situation des mouvements évangéliques dans notre pays.
Souvenirs Au cours des années précédentes, il sen était bien trouvé quelques-uns pour travailler afin de faire se rencontrer ceux qui avaient perdu lhabitude de se rencontrer Et puis, au fil du temps, ces habitudes étaient devenues un style de vie où le chacun chez soi avait remplacé le ils étaient tous ensemble. En fait, non seulement chacun chez soi mais aussi chacun pour soi.
Avec le sentiment de supériorité que semblable attitude peut engendrer au quotidien, suivie de son bagage de critiques et dindifférence pour les autres, ceux qui nétaient pas vraiment de chez nous !
Un jour, lheure de Dieu ! Ce jour là (cétait bien le 6 janvier 2001), tous ceux qui étaient présents à Nogent-sur-Marne ont pris conscience que notre éparpillement était préjudiciable au témoignage damour et de fraternité que nous voulions donner au monde et transmettre dans les églises.
Quelques mois plus tard, nouvelle rencontre : journée de jeûne, de prière, de demande de pardon, de réconciliation, de paix, de promesses dactions nouvelles dans un esprit nouveau. Qualité des échanges, volonté de reconnaissance réciproque et développement de liens vraiment fraternels : le CNEF venait de naître !
Aujourdhui, le CNEF va bien et il vit bien. Latmosphère a changé. On respire. On chante. On prie. On travaille. Ensemble ! Enfin.
En feuilletant des documents de cette récente époque, je me suis pris à penser à cette parole de lapôtre Paul : « Combats le bon combat ». Implicitement, cela laisse entendre quil peut y avoir de mauvais combats. Jai limpression que, pendant trop longtemps, nous navons pas bien combattu et que nous nous sommes lamentablement trompés dennemi. Avec des pertes de temps et dénergie par rapport à lessentiel. A limage dEvodie et de Syntiche (2) qui, « après avoir combattu côte à côte » avec lapôtre Paul, navaient plus « les mêmes pensées ». Tristesse de lapôtre. A limage de la nôtre ? Car il se trouve encore des chrétiens pour se réjouir des combats entre x et y, entre les églises pro et les églises anti, entre ceux qui chantent en levant les mains et ceux qui gardent les mains dans les poches, entre ceux qui stagnent ici et ceux qui bougent ailleurs Rien à voir avec le bon combat. En fait, ils combattent pour satisfaire leurs opinions et leurs entêtements. Ou pour satisfaire les opinions et les entêtements de leurs proches ou de leurs clochers.
Avec le CNEF, on a fait du bon chemin par la grâce de Dieu. On va continuer. Je crois que le CNEF aurait fait plaisir
CHARLES GUILLOT