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Des relations entre évangéliques et catholiques

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par Leonardo De Chirico

Evangéliques et catholiques : outils un futur commun ?

Ceci est le titre d’un livre récent qui fait le point de la situation sur l’état des relations entre catholiques et évangéliques dans le monde. Le titre reflète bien une attitude qu’on observe dans bien des domaines. Le sentiment qui se répand de plus en plus est le suivant : le passé a été caractérisé par la séparation doctrinale et ecclésiale mais, aujourd’hui, beaucoup croient que les choses ne doivent plus être ainsi.

Dans les sphères évangéliques, surtout aux USA mais aussi en Europe, toujours plus d’évangéliques sont convaincus que, face au défi de la société sécularisée, les choses qui les unissent aux catholiques sont plus importantes que celles qui les divisent. Dans ce cas de figure, un historien américain s’est demandé : la Réforme est-elle finie, dépassée ? Au demeurant ensuite, il est resté ambigu quant à la réponse.

Nous assistons donc à une transition de perception du catholicisme de grande envergure.

Ce qui, pendant un temps était donné pour certain, ne l’est plus désormais. De plus, les évangéliques ont des instruments qui relèvent des choses très significatives sur le catholicisme. Un document important en cela est la « Déclaration de Singapour » de 1986 élaborée par l’Alliance Evangélique Mondiale ; l’autre document est la « Déclaration de Padou » de 1999 publiée par l’Alliance Evangélique Italienne qui désigne des orientations évangéliques afin de penser le catholicisme. Je vous renvoie à ces documents pour une analyse plus approfondie.

Ainsi donc, pour répondre au thème proposé, évangéliques et catholiques ont-ils vraiment un futur commun,

Je voudrais me référer à un texte biblique qui peut nous aider à saisir la différence essentielle entre catholicisme et foi évangélique. Un extrait de la deuxième épître aux Corinthiens permet de comprendre la mise en jeu.

Voici le passage de 2 Corinthiens 1 : 12-20 :

{12 Ce qui fait notre fierté, c’est ce témoignage de notre conscience que nous nous sommes comportés dans le monde, et plus particulièrement à votre égard, avec la simplicité et la pureté qui viennent de Dieu, non pas avec une sagesse charnelle, mais bien avec la grâce de Dieu. 13 En effet, il n’y a rien dans nos lettres que ce que vous y lisez et comprenez. Et j’espère que vous comprendrez pleinement 14 –ainsi que vous nous avez compris en partie– que nous sommes pour vous un titre de gloire, comme vous le serez pour nous, au Jour de notre Seigneur Jésus. 15 C’est dans cette assurance que je voulais venir chez vous tout d’abord pour vous procurer une seconde grâce ; 16 puis de chez vous passer en Macédoine et de Macédoine revenir chez vous ; et vous m’auriez acheminé vers la Judée. 17 En formant ce projet, aurais–je donc fait preuve de légèreté ? Ou bien mes projets s’inspirent–ils de la chair, en sorte qu’il y ait en moi le oui, oui, et le non, non ? 18 Aussi vrai que Dieu est fidèle, notre langage avec vous n’est pas oui et non. 19 Car le Fils de Dieu, le Christ Jésus, que nous avons prêché parmi vous, Sylvain, Timothée et moi, n’a pas été oui et non ; il n’y a eu que oui en lui. 20 Toutes les promesses de Dieu ont en effet leur oui en lui ; aussi bien est–ce par lui que nous disons « l’Amen » à Dieu pour sa gloire.

Au cours du ministère de l’apôtre Paul, on a pu vérifier un changement de programmes dans l’itinéraire apostolique. Les raisons de cette évolution de la pensée seront expliquées plus avant dans son épître (voir 1,23-2,4). Quoiqu’il en soit, on sait que cette modification avait suscitée une série de perplexités au sein de l’église de Corinthe. Dans ce passage, Paul affronte les critiques qui lui ont été faites à propos de sa présumée légèreté pour planifier les déplacements relatifs à sa mission.

L’apôtre Paul semble être bien conscient du fait que les critiques ne visent pas simplement à mettre en cause sa capacité à programmer son activité, mais les critiques qui lui sont faites ont des objectifs bien plus importants : saper à la base le service apostolique, discréditer sa prédication, invalider son autorité apostolique. Ce qui est en jeu, ce n’est pas tant le programme apostolique que le message apostolique ; ce n’est pas tant les étapes du voyage de Paul que la prédication de l’évangile de Paul. L’affaire est bien plus sérieuse qu’un changement dans l’agenda de l’apôtre : c’est pourquoi le discours de Paul affronte les véritables questions sous-jacentes aux critiques qui lui sont faites. Aux accusations d’instabilité et de non fiabilité, Paul répond en se référant aux traits distinctifs de sa prédication de l’évangile qui sont : - verset 18 : « Aussi vrai que Dieu est fidèle, notre langage avec vous n’est pas oui et non. » Le message n’a pas été ambigu ni contradictoire comme les accusations semblent vouloir le faire croire.

Ensuite, Paul fait un nouveau pas en revendiquant la linéarité de l’annonce de l’évangile et son enracinement dans les promesses de Dieu accomplies en Christ. Le message a été cohérent en ce que, comme il dit au verset 19 : « …le Fils de Dieu, le Christ Jésus, …, n’a pas été oui et non ; il n’y a eu que oui en lui ». La prédication n’a pas été un « oui » et un « non » parce que Christ luimême est le « oui » aux promesses de Dieu. En ce sens, la prédication apostolique a été « l’amen à la Gloire de Dieu » (verset 20), le « oui » obéissant de la foi au « oui » des promesses réalisées en Christ.

Maintenant, que dit donc ce texte sur le catholicisme ?

Empruntant le langage de 2 Corinthiens, on peut dire que le catholicisme est la religion du « oui » et du « non » contextuel à la volonté de Dieu, de la coexistence de l’affirmation et de la négation du message biblique, de la cohabitation de l’adhésion et du rejet de la Parole de Dieu. On ne peut nier que, dans le catholicisme, le « oui » puisse faire défaut ; le problème est qu’il ne s’agit pas d’un « oui, oui » mais d’un « oui et non » en même temps. Le « oui » vient se juxtaposer au « non » de telle sorte qu’il produit un effet d’annulation du « oui ». Il ne s’agit ni d’un « oui » ni d’un « non » mais d’un « oui » et d’un « non » en même temps. De quelle manière cela se vérifie-t-il ?

Par exemple :

En 1967, au lendemain de la conclusion de Vatican II, le théologien protestant italien Vittorio Subilia publia un livre dans lequel il examine les documents approuvés. Ce livre offre également une interprétation globale du catholicisme issu du concile. Le titre de ce livre : la nouvelle catholicité du catholicisme , synthétise bien l’analyse qui met en évidence la clé de lecture de la catholicité. Evidemment, cette clé n’est pas l’unique élément à prendre en compte pour affronter une réalité aussi complexe ; cependant, la catholicité est un critère d’interprétation nécessaire pour évaluer le dessein programmatique du catholicisme. Le catholicisme, issu de Vatican II, s’est dépouillé des vêtements théocratiques, héritage des longs siècles de son Histoire, et s’est revêtu lourdement de sa catholicité croissante.

Cette catholicité conquérante et inflationniste ne peut plus se permettre de dominer le monde de manière absolutiste. Elle cherche alors à s’infiltrer dans le monde pour le modifier de l’intérieur. Elle ne lance plus d’anathème contre la modernité mais s’efforce de la pénétrer et de l’élever. Elle ne peut plus imposer son pouvoir de manière coercitive mais cherche à l’exercer avec la méthode de la «moral-suasion», ou persuasion moraliste.

L’église catholique n’a plus beaucoup de soutien populaire quand elle parle de doctrine et de morale, mais elle cherche à maintenir sa capacité d’influence, à conditionner, à diriger la société. Pour ne pas être reléguée dans un placard, cette catholicité ne peut plus se permettre l’opposition frontale avec le monde : c’est pourquoi désormais elle accueille la société moderne pour l’imprégner de l’intérieur.

Nous inspirant d’une métaphore militaire, nous pouvons dire que la tactique de la catholicité du catholicisme n’est plus celle de la confrontation directe mais du contournement par les ailes. L’objectif n’est plus l’anéantissement de l’adversaire mais son intégration, son englobement. L’objectif n’est plus la conquête, mais l’annexion consensuelle par la dilatation des frontières de la catholicité. La catholicité ne s’exprime pas seulement dans la doctrine catholique mais dans tous les domaines de l’action de cette église. Les frontières d’une telle catholicité sont aussi nombreuses que les dimensions des réalités qu’elle côtoie.

La catholicité du catholicisme est la capacité d’englober des idées divergentes, des valeurs diverses, des mouvements hétérogènes, ainsi que des ferments en opposition entre eux. Elle est capable de les intégrer à l’intérieur d’un système de référencement unitaire qui n’est autre que le système catholique romain. Comme nous l’avons constaté, si la foi évangélique choisit comme devises : «sola Scriptura, solus Christus, sola gratia, sola fides, soli Deo gloria», le catholicisme, lui, propose comme autres devises : Ecriture et tradition, Christ et église, grâce et mérite, foi et oeuvres. Si la foi évangélique cherche à s’exprimer avec des «oui, oui» et «non, non» (selon l’expression de 2 Cor 1, 17-18), la foi catholique, elle, opte pour le «oui» et le «non» simultanément. Le catholicisme possède en fait une plateforme de pensées ample au point de tout contenir, une thèse aussi bien que son antithèse, une instance et une autre, un élément et son contraire.

Dans la vision catholique du monde, la nature est unie à la grâce, l’Ecriture à la tradition, Christ à l’église, la grâce aux sacrements, la foi aux oeuvres, la vie chrétienne à la religion populaire, la piété évangélique au folklore païen, la philosophie spéculative aux croyances superstitieuses, le centralisme ecclésiastique a l’universalisme catholique. En somme, obstinément « et-et », etet, une chose et une autre. Il n’y a pas de choix limpides, clairs, exclusifs ou inspirés par une intégrité biblique de pensée qui soit capable de choisir de manière cohérente. Au contraire, la capacité réceptive catholique fait du catholicisme un système toujours ouvert à de nouvelles intégrations en vue de l’expansion progressive du système.

Le critère de fond du catholicisme n’est pas la pureté évangélique ou l’authenticité chrétienne mais l’intégration du particulier dans un horizon universel au service de l’institution qui tient les rennes du dessein global. Le seul « non » que le catholicisme sait dire concerne ce qui menace son dessein, lequel veut réintégrer le multiple à l’un ou à l’unicité de l’église catholique. Quand ce point cardinal n’est pas remis en question, tout peut alors être intégré et catholicisé. Les capacités d’intégration du catholicisme sont vraiment extraordinaires et impressionnantes. C’est pourquoi, il est nécessaire d’être conscient du catholicisme en tant que système et d’analyser la réalité du catholicisme selon une approche systémique.

L’œcuménisme, un laboratoire privilégié. Les sirènes de la catholicité s’adressent en particulier aux chrétiens non catholiques, et il est évident qu’il en est ainsi. L’oecuménisme est un laboratoire privilégié de la catholicité, un terrain particulièrement fécond pour ce projet. Toutes les formes historiques et confessionnelles de la chrétienté peuvent être intégrées au système catholique. Les ouvertures oecuméniques du catholicisme ont donc pour finalité l’assimilation, l’intégration, la catholicisation de toute la chrétienté. Le système catholique lui-même l’exige et c’est ce même système catholique qui a les ressources pour accomplir cette catholicisation.

Les trois mouvements catholiques du renouveau du XX ème siècle ont été des instruments pour élargir la cathholicité dans cette direction :

1) Le renouveau liturgique a introduit des formes nouvelles de célébration, mais il n’a aucunement modifié la doctrine sacramentelle de l’Eglise de Rome.

2) Le renouveau biblique a, depuis quelques décennies seulement, autorisé les fidèles laïques à l’usage de la Bible. Mais il n’a pas modifié la doctrine catholique sur la prééminence de la Tradition sur l’Ecriture, et n’a pas non plus remis en question les doctrines non bibliques du magistère.

3) Le renouveau charismatique a ouvert les portes du catholicisme aux expériences charismatiques, mais il a assimilé totalement ce mouvement en en faisant un instrument au service de l’institution centrale. Dans l’Histoire de l’Eglise catholique, les mouvements de renouveau interne ont été assimilés à l’institution et cela est aussi vrai des renouveaux les plus récents. En outre, il est intéressant de noter que la catholicité s’est diffusée aussi dans d’autres champs religieux, très éloignées de la sensibilité évangélique : les mouvements traditionalistes, la dévotion mariale, le catholicisme folklorique, l’ouverture au libéralisme théologique, etc… La catholicité s’exprime à droite et à gauche, en dedans et en dehors du christianisme. Elle transcende les frontières un peu étroites pour elle de la chrétienté et s’adresse au monde des religions en proposant l’église catholique romaine comme le lieu où les instances légitimes des religions peuvent et pourront trouver leur réalisation. La chrétienté, les religions, la culture, la société, le monde entier : voilà les frontières de la catholicité du catholicisme contemporain.

Une ambiguïté de fond.

De fait, dans le catholicisme on assiste à une ambiguïté de fond entre l’affirmation simultanée du « oui » de l’évangile et du « non » des motifs d’origine païennes qui sont présents au sein du système. Cela détermine la coexistence de motifs bibliques et non bibliques. Comme a dit le grand prédicateur gallois du siècle dernier Martyn Lloyd- Jones, dans le catholicisme, on constate « une adjonction à la vérité qui devient de fait un éloignement de celle-ci ». Le système ainsi conçu est en oscillation et développement continu. Le système du catholicisme est en expansion continue parce qu’il n’est pas contrôlé par un « oui » ou par un « non » qui proviendraient de critères régulateurs et déterminants, mais par un « oui » et par un « non » simultanés qui ouvrent des espaces énormes de divagations très dommageables à l’intégrité biblique.

Un simple coup d’oeil suffit pour se rendre compte que lorsque nous affrontons le catholicisme, nous nous trouvons face à un système à la fois solide et dynamique, unitaire et pluraliste, fermé autour de son noyau, mais aussi ouvert sur ses frontières.

Quelles relations entre évangéliques et catholiques ?

Premier point :

Avant tout, il faut être conscients de la diversité évangélique face au catholicisme romain. La vocation de la foi évangélique est d’être le « oui » précis, convaincu, sans équivoque, exclusif et transparent à la vérité de Dieu. Cette foi évangélique aspire à être « l’amen à la gloire de Dieu », c’est à dire la reconnaissance, l’adhésion et la conformation à cette gloire. La foi évangélique se caractérise par sa « simplicité » et sa « sincérité » (cf. 2 Cor 1 : 12), mais aussi par le fait qu’elle se distingue d’une « sagesse charnelle », qu’elle n’est pas « dictée par la chair » (cf. 2 Cor 1 : 17), ceci pour reprendre le langage de l’apôtre Paul. La foi évangélique choisit sur la base de la fidélité et de l’intégrité selon les Saintes Ecritures : en continuité avec le message biblique, ainsi qu’avec l’enseignement de la Réforme protestante, la foi évangélique proclame les fameux « sola, solus » qui affirment une vérité et qui, en même temps, reconnaissent la radicalité et l’exclusivisme de cette vérité.

La différence entre la foi évangélique et le catholicisme est ici résumée.

Le catholicisme peut être pensé comme une superbe « sagesse charnelle », une majestueuse cathédrale de la pensée humaine, un grandiose et fascinant édifice idéologico-religieux en expansion continuelle. La foi évangélique aspire au contraire à demeurer un simple et sincère « amen » à la parole de Dieu. Les « sola, solus » du message biblique, que les Réformateurs ont redécouvert, témoignent de l’intégrité de la foi évangélique qui refuse d’être entachée de motifs païens qui s’opposent à l’ancrage exclusif à la vérité de Dieu.

L’alternative évangélique refuse en bloc ce schéma « bâtard » et réaffirme simplement le « oui » à la vérité de Dieu qu’annonce l’évangile. Il ne s’agit pas d’une différence d’emphases ou d’accents ; c’est une question de fond. Il est nécessaire que le cadre conceptuel soit réformé, que les catégories de référence soient substituées et que la vision du monde soit repensée. Un point doit être clair : si nous ne nous présentons pas face au catholicisme dans la perspective d’une alternative évangélique, il s’agit déjà d’une abdication à la suprématie du catholicisme. L’évangélisme peut-il être l’aile évangélique d’une catholicité romaine élargie ? Non ! L’évangélisme doit être et demeurer une épine dans le flanc de la catholicité romaine pour lui rappeler la nécessité de se réformer au sens biblique. Deux catholicités s’opposent : une évangélique et une catholique.

Deuxième point :

En second lieu, il est nécessaire de bien évaluer le catholicisme romain en tant que système formé par un projet ambitieux, fermement maintenu par l’institution ecclésiastique catholico-romaine. Dans le catholicisme, il y a beaucoup d’âmes, beaucoup de sujets, beaucoup d’orientations, beaucoup de personnalités, mais il ne faut pas perdre de vue qu’il s’agit d’une diversité interne à une seule et même réalité, une diversité contrôlée au service de l’unité catholique. Trop souvent, les évangéliques se focalisent sur un seule manifestation ou expression du catholicisme, c'est-à-dire un mouvement, un théologien ou leur propre expérience du catholicisme (etc), et n’ont donc pas la conscience et la vision d’ensemble. Le catholicisme est ainsi car il est un « tout en- un ». Chaque aspect du système est relié aux autres. Chaque orientation est au service de la cause commune. Chaque personnalité est mise au service du dessein global. Nous devons développer une herméneutique du catholicisme qui ne soit pas partielle, mais qui reflète la complexité et l’unité du système catholico- romain.

En pratique, cela signifie que chaque contact personnel avec les croyants catholiques doit être entretenu et que les possibles formes de collaborations peuvent être maintenues, excepté les collaborations qui donneraient la fausse impression d’une unité réalisée. Par ailleurs, il ne faut pas perdre de vue que la mise en jeu n’est pas seulement au niveau personnel ou social ; les catholiques doivent être interpellés pour prendre au sérieux les revendications radicales de l’évangile. De même, par souci de vérité et de cohérence, nous ne séparons pas l’individu de l’institution, ou l’expérience personnelle de l’analyse théologique. Le discernement évangélique est toujours nécessaire.

Interpellation en faveur de l’unité évangélique.

Les pressions oecuméniques pour la convergence entre évangéliques et catholiques sont très fortes. Beaucoup d’évangéliques entendent le chant des sirènes de manière toujours plus forte sans savoir réagir de manière adéquate. Pour répondre à ce défi, une attitude anti-catholique n’est pas satisfaisante. Ce qui semble indispensable est une interpellation du catholicisme qui se fonde sur la vérité évangélique. Une interpellation en faveur de l’unité évangélique pour une vision de la vie centrée uniquement et essentiellement sur l’évangile de Jésus-Christ.

LEONARDO DE CHIRICO
VICE-PRÉSIDENT DE L'ALLIANCE ÉVANGÉ- LIQUE ITALIENNE
PROFESSEUR À LA FACULTÉ DE THÉOLOGIE EVANGÉLIQUE DE PADOUE.
ISTITUTO DI FORMAZIONE EVANGELICA E DOCUMENTAZIONE
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TRADUCTION DE L’ITALIEN : CARMINE. ARIENZALE@PROTESTANTS.ORG IDÉA • JUIN 2006


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